BEIRUT prend toute son ampleur au Zénith de Paris

Beirut en live est tout bonnement exaltant. Actuellement en tournée à l'occasion de la sortie de son nouvel album "No No No", la bande emmenée par Zach Condon a livré une prestation parfaite et sans accros au Zénith de Paris mardi soir. Revivez la soirée où instrument, chanteur et public font corps.

 © Artwork de l'album "No No No"

© Artwork de l'album "No No No"

Ils sont cinq sur scène, pas un de plus. Sans fioritures, chacun prend sa place à 21h00 pétantes et l'entrée en matière se fait tout naturellement avec la version originale de "Scenic World". En suivant, les quelques notes de "Elephant Gun" permettent à l'accordéon d'exprimer ses premiers émois de la soirée. Zach Condon en live, c'est certes un micro, une trompette, une guitare, mais avant tout une voix, qui résonne à merveille et en écho au cœur du Zénith.

L'inédit "No No No" et les moins récents "East Harlem" ou "Santa Fe" permettent au public de s'autoriser quelques chœurs avant la pause sentimentale "Postcards From Italy", interprétée au ukulélé par le chanteur. L'émotion dans la salle est à l'image de l'excitation ressentie sur scène. "C'est bon d'être là..." lâche Zach du bout des lèvres.

Il n'est pas très bavard mais enchaîne les morceaux de ses cinq albums avec brio. A chaque fois, le résultat est sans appel. Les accords de trompette et trombone (placés aux deux extrémités de la scène) sont parfaits et la touche de synthé offre sa part de modernité, comme dans "My Night With The Prostitute From Marseille." On a beau les connaître par cœur, la magie du live donne une autre ampleur à ses compositions qui se dégustent comme de véritables comptines.

L'arrivée d'une jeune violoniste pour "Nantes" propulse le concert à son paroxysme prouvant au passage la qualité du nouvel album avec la valse "So Allowed" en clôture. Dans les rappels, le dernier frisson est assuré par "The Gulag Orchester", aux influences plus orientales. Après une vingtaine de titres sans interruption, force est de constater que les musiciens ont définitivement la salle avec eux, sans pour autant exploiter la totalité de leur répertoire. "Gibraltar", "A Candle's Fire" ou encore "A Sunday Smile" sont les grands absents de la soirée. Un manque comblé par une prestation noble, efficace et juste que les plus fidèles aficionados ne risquent pas d'oublier.

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